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Bono dans le TIME Magazine sur la “ressource miracle” de l’Afrique


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Publié le 18 May 2012 à 13:33 UTC par Kathy McKiernan

BONO

Toutes les équipes de ONE sont sur tous les fronts pour le sommet du G8 ce week-end, y compris notre co-fondateur Bono. En plus d’avoir participé à notre action ONE Street Tweet (vous pouvez voir son message sur la photo ci-dessus – « G8 : L’Afrique présente une opportunité. Investissez-y ») et d’intervenir aujourd’hui lors du 3e symposium annuel sur l’agriculture mondiale et la sécurité alimentaire organisé à Washington par le Chicago Council, il a écrit un article dans le magazine TIME qui appelle les leaders du G8 et les dirigeants africains à travailler ensemble pour s’assurer que les immenses ressources naturelles de l’Afrique (pétrole, gaz, minéraux, etc.) soient utilisées au bénéfice de l’Afrique entière et non pas seulement de certains.

Dans son article, Bono souligne qu’une gestion efficace et transparente des ressources naturelles de l’Afrique est la clé du développement futur du continent. Il appelle également les dirigeants mondiaux à soutenir une législation ferme exigeant de la transparence sur les paiements entre les compagnies pétrolières et les pays riches en pétrole. Trop souvent, dans les pays en voie de développement, ces contrats sont entachés de corruption – et ce qui devrait être une ressource « miracle » devient une ressource « maudite ».

Bono écrit dans le TIME :

“La nourriture et l’agriculture sont les points de départ. A Camp David, le G8, présidé par Barack Obama, travaillera sur un plan ambitieux pour la sécurité alimentaire mondiale, centré sur les engagements pris et chiffrés par 30 nations dans le monde en développement. En s’associant avec ce leadership, il existe une chance réelle de sortir 50 millions de personnes de l’extrême pauvreté dans la prochaine décennie et d’épargner à 15 millions d’enfants la cruauté de la malnutrition aigüe. Il ne s’agit pas pour le G8 d’augmenter massivement son aide. Il s’agit de continuer les investissements engagés et de les rendre plus intelligents. Au-delà de la nourriture, les vastes réserves de pétrole et de minéraux africaines peuvent être un tremplin pour des investissements dans la santé, l’éducation et les routes. L’extraction minière coûte cher, et ceux qui investissent là-dedans méritent d’en tirer profit. Mais ils devraient payer ce qu’ils doivent aux gouvernements. La transparence est le vaccin qui préviendra la plus grande des maladies – la corruption, comme pourrait vous le dire n’importe quel Africain, tue plus que le sida et le paludisme réunis…

“Durant les temps difficiles, nous entendons beaucoup parler de “gestion des ressources”. La mauvaise gestion des ressources – que cela soit l’insécurité alimentaire ou la corruption dans le développement minéral ou pétrolier – est quelque chose que le G8 peut renverser. Et il peut le faire, non en dépensant de nouvelles sommes mais en travaillant de concert avec le monde en développement ».

Lisez le reste de l’article ici.

 

Obama, Bono, les dirigeants du G8… Et VOUS!


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Publié le 18 May 2012 à 12:19 UTC par Malaka Gharib

Vous avez un peu de temps libre ce vendredi ? Si oui, nous vous invitons à suivre le 3e symposium annuel sur l’agriculture mondiale et la sécurité alimentaire organisé à Washington par le Chicago Council, une discussion qui portera sur les nouvelles activités pour faire avancer le développement agricole et la sécurité alimentaire en Afrique.

Bono et le Président Obama lors de la Journée mondiale du sida l’an dernier. Ils se rencontreront une nouvelle fois au Symposium du Chicago Council. Crédit photo : Ralph Alswang/ONE.

Cet évènement est un rêve qui se réalise pour nous, chez ONE. Nous avons essayé de « planter la graine du changement » au G8 pour que les dirigeants des pays les plus riches du  monde mettent l’agriculture mondiale et durable en haut de leurs agendas lors de ce sommet. Et maintenant, grâce à cet évènement, le Président Obama, le G8 et les dirigeants africains ainsi que des hommes d’affaires, des organisations internationales, la société civile, Bono et d’autres auront l’opportunité de consacrer du temps et de l’attention à ce sujet. Même si nous ne pouvons pas être certains que cela influencera les résultats du sommet, nous pensons que c’est une excellente façon de lancer le G8.

Et ce qui est encore mieux ? Et bien, vous êtes invités à l’évènement, et vous pouvez participer. Le Chicago Council fait une diffusion en continue des panels, des discussions et des évènements sur son site Internet. Vous êtes libres d’aller et venir à cet évènement comme bon vous semble, en quelques clics à peine, bien installés devant votre ordinateur. Les panelistes et les intervenants seront tous sur le qui-vive, prêts à répondre à vos questions sur Twitter. Alors assurez-vous de bien suivre @GlobalAgDev et d’adresser vos questions en utilisant le hashtag #globalag.

Voici une liste de quelques invités qui seront présents à l’événement :

Le Président Barack Obama

Dr Boni Yayi, Président de la République du Bénin et Président de l’Union Africaine

Meles Zenawi, Premier ministre de l’Ethiopie.

John Atta Mills, Président du Ghana

Jakaya Kikwete, Président de la République Unie de Tanzanie.

Hillary Rodham Clinton, Secrétaire d’Etat américain

Rajiv Shah, Administrateur de l’Agence américaine pour le développement international.

Bono, co-fondateur de ONE et (RED)

Ertharin Cousin, directeur executive du Programme Alimentaire Mondial

Dr Kanayo F. Nwanze, Président du Fonds international pour le développement agricole.

Josette Sheeran, Vice-présidente du Forum économique mondial

Encore une fois, voici comment vous pouvez participer :

- Regardez la diffusion en continu de l’évènement. Ça commence à 14h. Vous n’êtes pas obligés de tout regarder, mais vous pouvez tout simplement garder un onglet ouvert sur votre navigateur afin de suivre l’évènement. Cherchez quels évènements vous voudriez suivre en jetant un œil à l’agenda ici.

- Suivez les posts en direct et les analyses de Roger Thurow et d’autres experts de la famine au Chicago Council sur le blog Global Food for Thought.

- Posez des questions aux panelistes et aux intervenants en tweetant à @globalagdev et en utilisant le hashtag #globalag

Nous suivrons également l’évènement. Alors n’hésitez pas à tweeter à @ONE_Fr pour n’importe quelle question concernant l’évènement. A tout à l’heure !


 

 

ONE STREET TWEETER EN IMAGE !


Publié le 17 May 2012 à 18:56 UTC par Malaka Gharib

L’opération ONE Street Tweeter a débuté ! Hier, nous nous sommes rendus à Maryland pour imprimer la première série de vos messages à l’attention du G8. Jusqu’à présent, plus de 34 pays – y compris les 50 États et tous les pays du G8 – ont contribué à l’opération. Nous continuerons à imprimer les messages en Thurmont, Maryland et Pennsylvania Ave. (juste en face de la Maison Blanche) à Washington.

Vous le savez, l’objectif de cette action est de porter vos messages sur la route du G8 autour de l’importance de l’agriculture. Et c’est exactement ce que nous faisons dans le sens propre du terme !  Jetez un coup d’œil aux photos prises ces deux derniers jours :

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Voici une photo du robot intelligent. Il ressemble plus à une gigantesque imprimante à jet d’encre sur des roulettes ! La machine se déplace à environ 8 km par l’heure – alors imaginez le temps nécessaire pour imprimer seulement 100 messages !

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La machine est tirée par ce camion ici.

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En gros, ça ressemble à ça !

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Et voici notre beau logo imprimé sur la route ;-) Le robot ONE Street Tweeter utilise une encre lavanble et non toxique pour imprimer les messages.

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Et là, le message de l’un de nos membres : “Apprends à un homme à pêcher, il mangera toute sa vie ! “

On espère que ces photos vous donnent un aperçu de l’opération. Aussi, si vous ne l’avez pas encore fait, nous vous invitons à envoyer votre tweet dès à présent à #ONESTREETTWEETER. Nous avons encore besoin de 1000 messages ! Et sachez que si nous imprimons votre message vous en recevrez la photo que vous pourrez partager avec vos amis.

P.S : Votre tweet ne doit pas avoir plus de 40 caractères en comprenant les espaces.

Des affleurements rocheux pour recueillir l’eau de pluie au Kenya


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Publié le 16 May 2012 à 10:53 UTC par Verena von Derschau

Le climat de la province Orientale du Kenya se caractérise par des extrêmes, les inondations alternant avec de longues périodes de sécheresse. Lorsque les pluies se font rares, les puits et le lit des rivières se tarissent, et les habitants doivent alors faire jusqu’à 15 km à pied pour trouver de l’eau pour boire, cuisiner et nettoyer. Grâce à la collecte des eaux de pluie dans les roches, l’accès à l’eau est devenu bien plus facile

De la même façon que le toit des bâtiments peuvent être utilisés pour recueillir l’eau de pluie, les affleurements rocheux offrent aussi une bonne alternative. Grâce au financement de l’OFDA, le bureau de l’USAID pour les secours d’urgence en cas de catastrophe à l’étranger,  Welthungerhilfe (WHH), une organisation allemande d’aide d’urgence aide les communautés kenyanes à construire et à gérer des systèmes de collecte rocheuse des eaux de pluies conçus pour recueillir et entreposer ces réserves.

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Qu’est-ce qu’une aire de collecte rocheuse ?

Les technologies de collecte d’eau de pluie sont simples à installer et à mettre en œuvre et les communautés locales peuvent être aisément formées à leur déploiement.

Le système de collecte rocheuse, par exemple, utilise les surfaces rocheuses naturelles pour dévier les eaux de pluie vers un collecteur central. L’eau de pluie est tamisée par du sable et du gravier avant de parvenir dans des citernes de stockage couvertes qui empêchent la contamination et l’évaporation de l’eau. Chaque citerne est équipée d’un robinet pour un accès aisé. Selon les estimations, ce système permettrait de collecter 90% des eaux de pluies dans les zones couvertes, assurant ainsi un précieux approvisionnement en eau même lorsque les précipitations sont inférieures aux  niveaux normaux de précipitations. Basé essentiellement sur la gravité, un système de ce type ne nécessite ni énergie ni produit chimique et n’a qu’un faible impact sur l’environnement.

Les bassins rocheux les plus efficaces sont ceux construits avec des matériaux locaux par la main-d’œuvre locale. L’approche permet aux villageois de se procurer des revenus tout en dotant les communautés des compétences et des connaissances nécessaires pour procéder à l’entretien et aux réparations futures de la zone de captage et des citernes de stockage.  WHH forme des hommes et des femmes d’une communauté locale qui siègeront ensuite – lorsque le système sera mis en place – dans des comités en charge de la gestion de l’approvisionnement en eau. Ces comités demandent aux utilisateurs une petite participation  financière pour l’entretien et les réparations, mais ils peuvent aussi décider d’offrir des ristournes aux habitants les plus pauvres. Certains comités ont utilisé ces rentrées pour financer d’autres projets bénéficiant à la communauté, comme des pépinières.

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L’eau propre et potable fait la différence

Entre 2007 et 2008, WHH a construit cinq collecteurs de ce type dans le district de Makueni dans la province Orientale, approvisionnant ainsi en eau potable une population de plus de 19 000 habitants. Grâce à cela, les communautés locales ont constaté une diminution significative des cas de diarrhée.

« Avant de recevoir cette eau de captage, les membres de ma famille avaient souvent des maux de ventre provoqués par des maladies transmises par l’eau », explique Joseph Musuvi Kamandi, un habitant du village de Vololo dans le district de Makueni. « L’eau que nous puisions dans la rivière était contaminée par les déjections d’animaux. Aujourd’hui, les maladies transmises par l’eau ont disparu. »

La présence d’une source d’eau potable à proximité du village présente des avantages incontestables, surtout pour les femmes et les enfants qui sont généralement chargés d’aller chercher de l’eau pour toute la famille.

« Avant cela, les enfants ne fréquentaient souvent qu’irrégulièrement l’école, car ils devaient aider leurs parents pour la corvée eau, » explique   Margaret Kamene Mutua, vice-présidente du Comité de collecte de Vololo. « Grâce à l’eau que nous recueillons par la technologie de l’affleurement rocheux, c’en est fini. Je n’ai plus que 2 km à faire. »

Vers l’avenir

Encouragés par la réussite du programme mené dans le district de Makueni, l’OFDA et le WHH ont commencé à construire également des aires de collecte rocheuse dans les villages du district de la rivière Tana, dans la province de la Côte. Le WHH envisage ainsi de construire des aires de collecte rocheuse ainsi que d’autres systèmes de collecte de l’eau dans le district de Mwingi, qui se situe également dans la province Orientale. L’objectif est ici aussi de fournir à 70 000 habitants supplémentaires de l’eau potable facile d’accès.

Les bassins de collecte rocheuse n’ont pas pour seul avantage d’améliorer la qualité de vie des habitants qui les utilisent. Les réserves d’eau peuvent aussi aider à sauver des vies pendant les périodes de sécheresse.  En permettant de recueillir et de protéger cet or bleu, l’OFDA et le WHH renforcent la capacité des Kenyans à subvenir à leurs propres besoins et à ceux de leurs communautés en période de sécheresse.

L’OFDA intervient souvent en cas d’urgence dans le domaine de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène dans les zones du pays touchées par la sécheresse. Il soutient également les programmes qui visent à renforcer la capacité des populations locales à faire face et à remédier à la sécheresse, réduisant ainsi la nécessité d’interventions d’urgence. Depuis l’exercice 2007, l’OFDA a octroyé près de 3,1 millions de dollars à WHH, son partenaire de mise en œuvre, afin de l’aider à déployer un programme innovant visant à transformer les eaux de crue en sources d’eau potable et sûre, accessibles aux communautés lorsque d’autres sources d’eau se tarissent.

 

Agir contre la malnutrition au Népal


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Publié le 15 May 2012 à 14:42 UTC par Leonard Francelet

L’ouest du Népal affiche des taux alarmants de malnutrition. La disponibilité alimentaire y est limitée et les taux élevés de pauvreté provoquent des retards de croissance, un faible poids et de l’anémie chez les enfants. Pour inverser cette tendance inquiétante,  Helen Keller International soutient un projet agricole destiné à lutter contre la malnutrition.

Sangita vit dans le district de Baitadi, à l’extrême-ouest du Népal. Avec de nombreuses autres mères, elle suit les cours d’agriculture et de nutrition dispensés par le projet Action Against Malnutrition through Agriculture (AAMA, Agir contre la malnutrition grâce à l’agriculture) de Helen Keller International. Ces cours abordent notamment les méthodes améliorées de plantation, de fertilisation, de lutte contre les animaux nuisibles et l’élevage de volailles. Dans le cadre de sa participation, Sangita a reçu une sélection de semis de légumes riches en vitamine A et en fer  afin de pouvoir les cultiver dans son jardin, ainsi que cinq poussins.

« Nous n’avions jamais élevé de poulets et n’avions jamais donné d’œufs à manger à nos enfants de crainte qu’ils n’attrapent des diarrhées, » explique Sangita. « Mais AAMA m’a appris que les œufs étaient un très bon aliment pour mon bébé une fois qu’il aurait l’âge d’en manger. Et aujourd’hui Amita adore les œufs. Regardez comme elle est heureuse et en bonne santé ! »

Sangita a également découvert l’importance de l’allaitement maternel exclusif et reçu des informations pour mieux nourrir ses enfants.

« Avant les cours dispensés dans notre village par AAMA, je ne savais pas que je pouvais avoir suffisamment de lait à condition d’allaiter Amita au moins 10 fois par 24 heures, » se rappelle-t-elle. « Son frère aîné a reçu du lait de bufflonne dès ses trois mois. Je pensais qu’il pleurait de faim car je n’avais pas assez de lait. Je sais maintenant qu’il avait simplement besoin de prendre plus souvent le sein. Amita n’a été nourrie qu’avec mon lait pendant six mois et elle est bien moins souvent malade que son frère ne l’était à son âge. »

AAMA veut dire « mère » en népali, ce qui témoigne de la priorité du projet : doter les mères des connaissances et des outils nécessaires pour élever des enfants plus vigoureux et en meilleure santé et améliorer leur propre statut nutritionnel.

Depuis qu’elle participe au projet AAMA, Sangita cultive huit et non plus deux sortes de légumes dans son potager. Aidée par son mari, elle a construit une fosse de compostage et une cuve dans laquelle elle prépare un pesticide biologique. Aujourd’hui, sa famille a une alimentation bien plus diversifiée que par le passé et l’état nutritionnel de ses membres s’en ressent positivement.

Les outils que Sangita a reçus via le projet AAMA lui ont permis de tripler – au bas mot – sa production de légumes. Et même si un des poussins est mort, les autres ont grandi en bonne santé et donnent aujourd’hui des œufs dont se nourrissent ses deux enfants.

Helen Keller International (www.hki.org) travaille au Népal depuis 1989 aux côtés d’un certain nombre de partenaires nationaux. Le programme AAMA de la fondation a été lancé en octobre 2008 pour une durée de quatre ans. Il est axé sur la sécurité alimentaire et la sensibilisation au changement d’attitudes et met aussi en œuvre des interventions de santé mère-enfant à grand impact afin d’améliorer la santé et l’état nutritionnel des mères et des enfants.

Living Proof - Birth in Nepal

Des applications mobiles pour améliorer les récoltes au Ghana


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Publié le 14 May 2012 à 10:51 UTC par Leonard Francelet

Obtenir un prix juste sur le marché est rarement gagné. Découvrez comment la technologie mobile est en train de changer la vie des agriculteurs du Ghana.

Prosper Biche est producteur d’ignames dans l’est du Ghana. Jusqu’il y a peu, il utilisait un système archaïque pour écouler ses produits sur le marché – il vendait ses ignames à des grossistes qui parcouraient le pays à vélo pour vendre la production à des centres de traitement situés dans les villes. Les produits transformés étaient ensuite acheminés vers les distributeurs, les détaillants et les exportateurs.

Ces acheteurs savent bien que des agriculteurs comme Prosper n’ont pas la moindre idée du prix auquel les entreprises de traitement achètent les ignames. Ils achètent donc la production agricole à des prix plancher, engrangeant des profits mais laissant aux agriculteurs tout juste de quoi survivre. La société Esoko a heureusement mis au point une technologie innovante pour remédier à cette situation.

Prosper s’est abonné,   pour un prix modique, à un service qui lui permet de recevoir chaque semaine 10 mises à jour des prix. Ce service est proposé par Esoko, une plateforme privée d’information sur le marché agricole. Prosper connaît ainsi la valeur de sa production mais il sait aussi quel est le moment le plus opportun pour aller vendre ses ignames.

« Avant Esoko, j’envoyais mes 100 tubercules d’ignames à Accra et en obtenait 20 cedis ghanéens » explique Prosper. « Mais à présent, je vérifie les prix sur Esoko et je fais le voyage jusqu’à Accra quand les prix sont intéressants. On m’achète ainsi jusqu’à 200 cédis ghanéens mes 100 tubercules. »

À 1 dollar par mois seulement, le service offert par Esoko est un excellent retour sur investissement. Le PDG de l’entreprise, Mark Davies, indique d’ailleurs que les agriculteurs obtiennent 20-40% de plus pour leurs récoltes, ce qui augmente considérablement leurs revenus et leur qualité de vie.

C’est auprès de chercheurs que Esoko se procure les données relatives à la plupart des marchés agricoles qu’elle couvre. L’entreprise espère toutefois qu’un jour  ce seront les utilisateurs eux-mêmes qui alimenteront le système. Le service offert s’étend aujourd’hui aux données sur les stocks, la météo et la localisation des acheteurs. Il participe également à la coordination du transport et de l’infrastructure de la chaîne d’approvisionnement.

Esoko octroie aussi des franchises pour la distribution de cette technologie à des gouvernements, des organisations non-gouvernementales et des entreprises afin de leur épargner les coûts de la mise au point d’une technologie similaire. Celle-ci est actuellement utilisée dans neuf pays d’Afrique, dont le Nigeria et le Malawi.

Si Esoko est actuellement financée par des subventions et des abonnements, elle est à présent en phase de transition pour devenir une véritable entreprise commerciale et être ainsi en mesure de garantir cette offre de services agricoles sur le long terme. Selon ses estimations, il lui faudra dans chaque pays 10 000 clients privés et 2 000 clients commerciaux pour être rentable. Lorsqu’on sait que deux tiers des Africains sont actifs dans le secteur de l’agriculture et qu’ils sont 500 millions à avoir un   GSM, cet objectif devrait être atteint sans difficulté.

Ça se passe sur la route


Publié le 11 May 2012 à 11:52 UTC par Roxane Philson

ONE Street TweeterUn des plus grands défis créatifs que nous rencontrons est de trouver le moyen d’exprimer le plus pertinemment la force et l’esprit de nos membres. Plus que cela encore, c’est de maximiser l’impact de la voix de nos membres afin d’aller vers les changements que nous espérons tous. Combinez ce scénario avec un sommet du G8 trop plein d’enjeux et d’attentes différentes et vous comprendrez pourquoi nous avons dû trouver quelque chose d’extraordinaire à faire la semaine prochaine… Vous-êtes partants pour tweeter sur a route ?

Nous avons travaillé d’arrache-pied avec des magiciens de la technologie afin de créer le ONE Street Tweeter, un robot intelligent qui peut imprimer des petits tweets, des tweeties si vous préférez (40 caractères ou moins) sur la route. Oui, nous voulons vraiment porter votre message sur la route. Mieux encore, si nous imprimons votre message vous en recevrez la photo que vous pourrez partager avec vos amis.

Alors, qu’attendez-vous? Vous êtes encore plus créatifs que les meilleurs des publicitaires. Envoyez simplement un tweet personnel (pas plus de 40 caractères en comprenant les espaces) pour réveiller, bousculer et encourager le G8 à agir maintenant contre la faim et la pauvreté.

Envoyez votre tweet à @ONEStreetTweet ou si vous ne faites pas ce genre de choses, tapez votre message dans l’espace ci-dessous.

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Comment des arbres ont changé la vie de Sakina, jeune Nigérienne


Publié le 10 May 2012 à 11:10 UTC par Sara Kianpour

Malgré la chaleur et la faim, Sakina Mati faisait chaque jour 9 km à pied pour aller chercher du bois pour sa famille dans le sud du Niger. Aujourd’hui, grâce au mouvement Evergreen Agriculture, c’en est fini de cette dangereuse corvée . Mieux, ses terres brûlées par le soleil voient aujourd’hui pousser des produits agricoles et des arbres.

Pour Sakina, tout a commencé avec la rencontre d’un formateur (parrainé par une ONG) venu dans son petit village de la région de Maradi (situé dans le sud du Niger) pour sensibiliser les habitants sur  l’importance de planter et organiser la gestion du développement desarbres indigènes dans leurs exploitations s pour améliorer la santé des terres. Sakina a pris le risque et a suivi son conseil en plantant des arbres – elle en a à présent plus de 100 – et s’est rapidement rendue compte des avantages potentiels du reboisement : les arbres permettent de prévenir l’érosion des sols, les branches taillées et les feuilles peuvent être utilisées comme engrais tandis que ses chèvres se nourrissent des écorces. Alors aujourd’hui, au lieu de faire chaque jour 9 km à pied pour se procurer du bois, elle utilise une partie de son bois – qui provient d’une série d’arbres sélectionnés dans le cadre d’un programme de gestion arboricole – et en revend une partie comme bois de chauffage, avec un bénéfice à la clé.

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Grâce à sa réussite professionnelle, Sakina est devenue un des ambassadeurs du mouvement Evergreen Agriculture. À la tête d’une coopérative, elle enseigne l’agroforesterie et l’agriculture de conservation dans six villages du district de Maradi.

« Devenir une actrice  incontournable de ma communauté, est l’une de mes plus grandes fiertés, » nous explique-t-elle. « Experte en agroforesterie, je vais de village en village pour enseigner et encourager d’autres agriculteurs à suivre mon exemple. J’aide les autres à faire ce que j’ai réussi à faire au niveau de mon exploitation. »

Devenue leader dans sa communauté, Sakina est allée jusqu’à Washington, DC pour défendre le  mouvement Evergreen Agriculture.

Les cours d’agroforesterie et les solutions locales en matière d’agriculture de conservation que Sakina enseigne visent à faire reculer à la fois la  la désertification  ainsi que la faim. En plus de la gestion arboricole, la technique Evergreen Agriculture utilise des innovations agricoles très simples et de faible technicité comme les fosses d’ensemencement, les engrais organiques et la pose de pierres à des endroits stratégiques pour régénérer des sols victimes de la dégradation.

Ces solutions, mises au point conjointement par des agriculteurs locaux et des scientifiques, se sont répandues au Niger, au Burkina Faso, en Zambie et au Malawi, transformant ainsi la vie et les terres de 5 millions d’habitants. Rien qu’au Niger, ce mouvement aurait amélioré la qualité de plus de 5 millions d’hectares – une superficie plus ou moins équivalente à celle du Danemark ou de la Virginie -Occidentale.

L’aide judicieuse d’agences d’aide au développement, de gouvernements nationaux, d’organisations locales à base communautaire, d’ONG, d’institutions africaines, d’organisations internationales et d’universités a été un facteur clé de succès. L’on gagne vraiment à s’associer à ce mouvement.

Regardez la vidéo de l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires. Sakina y explique le parcours de sa réussite à des experts politiques et des économistes. Rendez-vous aussi sur All Africa – rubrique « story » pour en savoir plus sur sa participation au mouvement. Vous pouvez également lire le document de discussion de Millions Fed sur ce mouvement dans le Sahel.  Enfin, lisez aussi la page Web du World Agroforestry Center sur Evergreen Agriculture. Vous pouvez contacter Melinda Smale, Chris Reij et d’autres.

 

Des pompes à eau pour lutter contre la pauvreté au Kenya


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Publié le 9 May 2012 à 10:41 UTC par Leonard Francelet

Le proverbe dit « Donne un poisson à un homme, il mangera un jour. Apprends-lui à pêcher, il mangera toute sa vie. »  Un enseignant devenu éleveur a détourné en ces termes cet adage vieux de plusieurs siècles : « Ne me donne pas de poisson, apprends-moi à pêcher. Cette pompe est notre filet de sécurité, notre avenir. »

Jeune retraité de l’enseignement, James Inguza Malondo n’avait ni économies, ni pension, ni revenus pour subvenir aux besoins de ses 13 enfants, de ses nombreux petits-enfants et d’une mère âgée. Sans perspective d’avenir dans son petit village pauvre de l’ouest du Kenya, il est parti en 2006  avec sa femme Loretta et sa famille tenter sa chance dans le nord-est du pays, dans la ville plus prospère de Matunda. Son rêve ? Vivre de l’agriculture et offrir à sa famille une vie meilleure.

Alors qu’il démarrait sa petite exploitation, James a entendu parler grâce à un ami de la pompe à eau KickStart MoneyMaker. Cette pompe manuelle, qui ne coûte qu’une trentaine de dollars, peut aspirer de l’eau d’un puits ou d’un réservoir sur une distance de plus de 15 mètres, pèse 4,5 kg et peut irriguer un demi-hectare de terre environ. Avec une telle pompe, James pourrait cultiver davantage sans devoir investir dans du matériel complexe et coûteux. Il a donc décidé d’acheter cette pompe.

Un an plus tard, James et sa famille « ont réussi ». Ils vivent dans une nouvelle maison en pisé et s’apprêtent à développer encore leur exploitation qui cultive des tomates, des choux (kalé), du niébé,  du maïs et du sorgho pendant presque toute l’année. Ses récoltes sont aujourd’hui suffisantes pour nourrir sa famille et il peut même vendre les surplus à un négociant en légumes pour gagner encore plus d’argent.

« Nos voisins n’en reviennent pas qu’en tout juste un an, nous avons pu faire pousser tout cela ; c’est comme si notre lopin avait surgi de terre avec déjà tous ces légumes. Lorsque mon prochain enfant se mariera, je lui offrirai une pompe MoneyMaker  et des pièces de rechange. Le jeune couple aura alors tout ce dont il a besoin, » explique James.

Des success stories comme celle de James, il y en a déjà eu des centaines de milliers dans toute l’Afrique. Depuis 1998, Kickstart a vendu 175 000 pompes, aidant ainsi plus d’un demi-million d’habitants à sortir de la pauvreté. Pour garantir l’accès, les pompes sont distribuées par des revendeurs locaux et des événements de marketing – comme des concours de pompage – sont utilisés pour démontrer l’efficacité de ces systèmes.  Un agriculteur kenyan moyen comme James peut ainsi gagner plus de 120 dollars par mois – plusieurs fois le salaire moyen en zone rurale – en vendant les cultures produites grâce à la pompe MoneyMaker. Le prix de cette pompe a été fixé de façon à ce que les agriculteurs puissent la rentabiliser en trois- à six mois, la durée d’une saison des semis.

 

 

Les pompes Kickstart figurent parmi les « 10 inventions qui vont changer notre monde » du magazine Newsweek. Et ce n’est pas James qui le contredira.

Kickstart a vu le jour aux États-Unis en 1991. L’entreprise est active au Kenya, en Tanzanie, au Mali, en Zambie et au Burkina Faso. Elle s’est donné pour mission de sortir rapidement et durablement des millions de personnes de la pauvreté, pour un rapport coût-efficacité optimal. L’organisation entend être totalement auto-suffisante au Kenya d’ici 2014. Elle espère en effet que d’ici là, le produit sera suffisamment répandu pour que des économies d’échelle diminuent les coûts de production et les dépenses de marketing.

 

ONE VOTE c’est fini. Mais c’est maintenant que tout commence.


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Publié le 8 May 2012 à 11:46 UTC par Leonard Francelet

Le 12 mars dernier, ONE France lançait une de ses plus ambitieuses campagnes jusque-là : ONE VOTE 2012. L’idée : profiter de l’élection présidentielle pour interpeller les candidats sur la nécessité pour le futur Président de revoir la conception actuelle du lien France-Afrique. De l’aide publique à l’efficacité de l’aide en passant par le devoir de transparence des entreprises françaises présentes en Afrique, tout a été abordé. Pendant près de deux mois, ONE a harcelé les candidats afin d’obtenir des réponses aux trois propositions suivantes :

-       La France doit tenir ses promesses, notamment les 0,7% d’ici à 2015, afin d’être un acteur crédible et le véritable leader d’une mondialisation juste et partagée.

-       L’aide de la France doit être transparente, notamment par le biais d’une loi de programme sur la politique de développement.

-       La France doit s’assurer que ses entreprises contribuent au développement du continent et les contraindre à plus de transparence.

Un site a été développé pour cela et une vidéo mettant en scène les anciens présidents de la République a même été créée afin que cette cause puisse se faire entendre. Vous avez été nombreux à vous mobiliser, à signer la pétition, à « liker » ou « disliker » les propositions.

Et cela a marché. Tous les candidats, à l’exception de Marine le Pen, ont répondu à nos questions. Tous ont livré des réponses diverses et détaillées et certains membres des équipes de campagne des candidats ont même accepté de répondre en vidéo à nos propositions (voir la réponse de Kader Arif, de l’équipe de campagne de François Hollande).

Aujourd’hui, l’élection présidentielle est terminée, et François Hollande a été élu Président des Français. C’est donc à lui que revient la lourde mais nécessaire tâche de revoir le lien unissant la France et le continent africain pour les cinq années à venir.

Dans le cadre de la campagne ONE VOTE, François Hollande s’est engagé auprès de ONE à faire adopter une loi de programme afin d’améliorer le suivi de la stratégie de coopération au développement et de définir une feuille de route crédible vers les 0,7%, tout en augmentant régulièrement l’effort budgétaire d’aide publique. Il s’est également déclaré en faveur d’exiger plus de transparence de l’industrie extractive et forestière dans ses opérations à l’étranger. Il veut même aller plus loin et demander à toutes les entreprises, notamment celles du secteur financier, à divulguer leurs paiements, leurs charges fiscales, leurs chiffres d’affaires etc. Dans ce contexte de crise financière et économique qui perdure, les discussions sur le budget cet automne seront un moment clé pour jeter les bases des politiques de ce nouveau quinquennat.

A ce moment-là, que le nouveau président n’hésite pas à se tenir à ses engagements : il pourra s’inspirer d’un récent sondage qui démontre qu’une politique de développement ambitieuse est soutenue par les Français: seuls 19% de nos concitoyens veulent que l’aide française au développement soit diminuée. Selon une autre enquête parue le mois dernier, 74% des Français se prononcent en faveur de l’utilisation d’une taxe sur les transactions financières pour financer la solidarité internationale.

François Hollande a entre ses mains le pouvoir de hisser notre politique internationale à la hauteur des ambitions de la France. Et les pays d’Afrique devraient être ses premiers alliés stratégiques dans cette aventure. Il ne tient qu’au nouveau président de faire de la relation entre la France et l’Afrique un puissant remède aux défis auxquels nous sommes confrontés et à ouvrir la voie à un meilleur avenir pour tous.  Une première opportunité se présentera au nouveau président dès le 18 mai, lors du sommet du G8, qui discutera d’une initiative pour réduire la faim dans le monde.

Un combat que ONE continuera à défendre, pousser et accompagner. Grand merci à tous chez ONE, aux milliers de membres, fans Facebook et followers Twitter, qui ont signé et partagé la pétition, qui se sont mobilisés et qui ont rendu ces prises de position et ces engagements possibles.

Et merci de continuer à vous mobiliser : ne baissons pas les bras et appelons les leaders du G8, dont François Hollande fait désormais partie, à briser le cercle vicieux de la faim et de la pauvreté en signant la pétition !

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